Membre depuis 1998 de la Société Historique de Soissons, Pascale Jacques s’intéresse plus spécialement à l’architecture rurale. De 2000 à 2009 elle est déléguée de l’Aisne de la Fondation du Patrimoine, et en 2002 crée l’Association pour la sauvegarde du château de Pernant, qui obtient le classement d’office de ce monument menacé. Depuis 2010, au sein de la Société Historique, elle se consacre désormais à des recherches historiques en lien avec la ville de Soissons ou ses environs, avec une prédilection pour les périodes du XVIIIème et du XIXème siècle. Pascale Jacques est l’auteure de « Clémencin » et « Les disparitions de Visigneux » dans les Mémoires du Soissonnais, et co-auteure de deux publications de référence sur le château de Pernant.
Un médecin dans l’ombre de Lucien et Joseph Bonaparte.
Jean Baptiste Parroisse (1763-1825)
La vie de Jean Baptiste Parroisse est avant tout l’histoire d’une formidable ascension sociale inespérée et d’une vocation pour la médecine. Né sous l’Ancien Régime dans une famille modeste et analphabète du Charolais, il devient orphelin à sept ans. Les auspices n’étaient guère favorables, pourtant un héritage improbable lui permet de gagner Paris pour y étudier la chirurgie. Pendant la Révolution, il est chirurgien major des gardes françaises, assiste à l’autopsie de Mirabeau, participe à sa façon à la prise des Tuileries avant de devenir médecin militaire à Soissons. A son retour à Paris, il rencontre Bernadotte et les frères Bonaparte. Il entre d’abord au service de Lucien Bonaparte, alors ministre de l’Intérieur et devient son médecin et son confident. Lucien disgracié, Parroisse devient le premier chirurgien de Joseph Bonaparte, roi de Naples puis roi d’Espagne. A la chute de l’Empire, il choisit de se retirer à Soissons, dont il gardait un si bon souvenir.
Dossier de presse

















































































